Maroquinerie : visite au cœur d’un atelier en Chine.

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Le bien-vieillir en Chine.
14 mai 2018

Maroquinerie : visite au cœur d’un atelier en Chine.

Est-il possible de fabriquer de la maroquinerie de qualité en Chine ?

De toute évidence oui! De nombreuses marques de maroquinerie françaises et occidentales, ainsi que japonaises ont compris l’intérêt de fabriquer en Chine.  Pour des raisons d’anonymat évident, des noms d’emprunt sont utilisés lors de cette visite. Alors prêt ? Allons-y ! 

Hangzhou Goodluck Company (Nom d’emprunt) est crée en 2005 par 4 partenaires. L’un d’entre eux, M. Fu se postitionne à la tête de la production. Au tout premier contact avec lui, immédiatement on comprend que l’on a à faire à un homme vif et intelligent. Ce ressenti se vérifie rapidement lors de notre entretien et plus tard, lors de la visite des ateliers. En 2013, l’expansion pousse l’entreprise à déménager dans de nouveaux bâtiments plus spacieux. Elle dégage un CA 1.5 million €, et cible une croissance de 15% / an. Cet objectif assure une croissance à l’entreprise, nécessaire également pour couvrir sainement les variations de taux de change.

 

Elle embauche 31 personnes à temps plein et jusqu’à 20 pers en temporaire. Les temporaires sont destinés à assurer les tâches ne nécessitant que peu de savoir faire : nettoyage, emballage. M. Fu compte embaucher 10 nouvelles personnes. Le département qualité compte 2 personnes. 95% de la production est destinée à l’export, principalement vers le Japon, la France et la Pologne.

 

 

Pour la visite en quelques étapes, nous avons pris l’exemple de la fabrication d’un portefeuille :

 

1 – Première étape du process : le cahier des charges. Monsieur Fu travaille sur le cahier des charges de son client japonais, pour une commande des portefeuilles. L’épaisseur du document laisse envisager une succession d’étapes de fabrication où rien n’est laissé au hasard. Cette exigence client a permis à l’entreprise de M. Fu d’évoluer techniquement et de  développer l’activité.

 

 

 

2 – L’échantillonnage : cette phase, réalisée à la main représente la base d’un projet de maroquinerie réussi. Chaque échantillon sera adressé au client. La particularité de cette étape consiste à non seulement définir le bonne matière première à utiliser (cuir, polyuréthane), mais aussi déterminer d’autres critères de choix de cette même matière, plus subjectifs : toucher, souplesse, rugosité, reflets, profondeur des dessins, etc…Cette étape nécessite beaucoup de va et vient entre client et fournisseur, jusqu’à ce qu’enfin, l’échantillon parfait ai été défini. D’autres points sont évalués par le client, comme par exemple la rectitude et parallélisme des coutures.

 

 

3 – La commande de la matière première. Le stock ci-contre permet d’apercevoir une grande variété de produits. Ces derniers viennent de Chine, mais aussi d’Italie, Corée, France, Pakistan,…Monsieur Fu possède un réseau de fournisseurs importants, ce qui lui permet de répondre rapidement aux demandes de ses clients.

La colle à l’eau sans produits nocifs est fabriquée à Taiwan.

 

 

4 – Des gabarits aiguisés sur une face et placés sur la matière première (pièce en noir) sont sont placés sous une presse amovible (pièce grise). L’opérateur actionne la machine qui va découper la forme brute du portefeuille

 

 

 

 

 

4 – Pour chaque pièces, le ponçage sur le pourtour permet d’allouer un espace suffisant pour ql’épaisseur d’un revers collé-cousu. .

 

 

 

 

 

5 – Les pièces sont assemblées avec du scotch double face afin de  maintenir ensembles les parties qui seront cousues. Afin de réaliser des coutures rectilignes et parallèles au bord, la machine à coudre est équipée d’un guide.

 

 

 

6 – Après coutures, le scotch double face est retiré, pour faire place à la colle. Les languettes sont repliées puis tapotées légèrement avec un marteau en plastic souple.

 

 

 

Les pièces terminées sont ensuite vérifiées par la qualité, emballées puis expédiées.

Comme bon nombre d’entreprises chinoises, un savoir faire de longue date a été acquis. La qualité du Made in China n’est plus à prouver. La souplesse et l’ardeur au travail de M. Fu en particulier et des Chinois en général leur permettent d’acquérir beaucoup de compétences, et conquérir de nouveaux marchés. Personnellement, je demeure persuadé qu’en matière de sous traitance, la Chine a encore de beaux jours devant elle.

 

A propos de Chine-MMI

Nos services en Chine

Accompagnement de dirigeants et assistance aux négociations // vente externalisée, exportation et entreposage // formation du personnel chinois// sélection de fabricants et inspection qualité // création et implantation d’entreprises.

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